Rucher des Oliviers - 04190 Les Mées

Passion familiale depuis 1973


Moi....


Je suis une jeune maman mariée de 35 ans avec 3 filles (4, 8 et 12 ans)...et un mari formidable qui me soutien.

J'ai d’abord fait des études paramédicales et sociales (Bac SMS), travaillé dans les centres de loisirs et les colonies de vacances,   je suis ensuite partie sur un bac pro secrétariat en apprentissage et un BTS assistante de direction…. j'ai travaillé pendant 16 ans avec mon mari dans son entreprise de peinture en bâtiment...mais les papiers, les factures, la compta et un bureau fermé ce n’est pas pour moi....En 2012 j'ai demandé une rupture conventionnelle pour faire une réorientation professionnelle...

Ma troisième petite princesse étant en commande je ne me suis pas trop pressée dans la recherche de mon devenir...je m'occupais de mon bébé...

C'est en 2015 que j'ai eu le déclic quand mon oncle m'a annoncé qu'il ne pouvait plus s'occuper des abeilles...c'était là devant moi et tellement évident : Le rucher des Oliviers



Je me suis donc lancée, j’ai fait ma récolte, vendu mon miel, au début je ne pensais pas que je serais autant passionnée et cette année 2015 a été une révélation pour moi, un truc magique ou une histoire de génétique (puisque c’était aussi la passion de mon papa) je ne sais pas trop mais c’est la vie que je veux avoir… des abeilles, du miel et de belles discutions à ce sujet avec mon oncle (qui ne m’a pas lâchée) et mon papa qui vit ce rêve avec moi, me conseille, me comprend et me soutien…


Malgré sa maladie nous avons enfin trouvés tous les deux le fils conducteur de nos vie, je suis heureuse de pouvoir enfin après tant d’année avoir ces moments de partage intense avec lui, ceux que nous n’avions jamais trouvés auparavant… et ceux qui l'ont connu à "son époque abeilles" , peuvent comprendre à quel point je suis fière et heureuse de le rendre fier de moi.

Il y a aussi mon mari qui attend chaque week-end que nous nous rendions au rucher pour profiter de cette frénésie déstressante que nous offrent les abeilles dans le ballet de leur vie… et les filles qui se régalent de "l'or des abeilles"...

 

En février 2015  j’étais devenue la propriétaire des abeilles familiale 10 ruches, mais j’avais aussi obtenu de mon oncle un maitre d’apprentissage passionné et soulagé de voir de nouveau perdurer la passion familiale et certainement l’idée en lui qu’il n’arrêtait pas puisque chaque semaine il demandait des nouvelles de l’acclimatation des abeilles aux Mées leur nouveau lieu de vie. On ne guéri jamais « du virus apicole »...

 

Après une sortie d’hivernage difficile puisque seule 5 ruches restaient viables, j’ai eu la chance de ramasser un essaim sauvage aux Mées :

 

« Il est venu tout seul et a choisi sa ruche, c’est un vendredi midi du mois d’avril que cette magie de l’essaimage à commencé. Quelques abeilles une centaine tournaient autour des ruches que j’entreposais devant le garage, une heure après c’est un nuage d’abeilles bourdonnant à plein régime qui défilait (sans doute fessaient-elles l’état des lieux des logements entreposés) avant de choisir enfin une ruche parmi la pile et de finalement rentrée dans le calme dans leur nouvelle demeure…quel beau cadeau la nature nous avait ce jour là pour l’anniversaire de mon mari… »

 

Mon oncle en a récupéré un sur Ancelle et mon mari et mes filles m’en ont offert un pour la fête des mères.

 

Il a donc fallut que je trouve un coin pour créer la miellerie…c’est dans une caravane que celle-ci a pris naissance. Après avoir tout démonté l’intérieur, mon mari m’a aidée à en faire une pièce unique avec des pochoirs d’abeilles (il, est peintre) et avec l’aide de 2 amis j’ai eu l’eau et l’électricité…elle n’est pas très grande mais très fonctionnelle.


Me voila en juin partie avec 8 ruches et de bonnes miellées en perspectives.

La récolte apicole fut bonne, plus de miel que je l’espérais et de superbe moments partagés avec mon tonton et mon mari (qui fini lui aussi piqué par la passion des abeilles)

 

A la mise en hivernage 2015 il me restait 6 ruches (une a essaimé dans l’été et l’autre n'a pas remairé) mais une envie dévorante de vivre de "mon apiculture" pour les années à venir et donc tout l’hiver pour développer mon projet.


C'est alors qu’au mois de septembre à commencé un vrai parcours du combattant...de nombreuses interrogations, un projet, des papiers, des rendez-vous, des demandes de prêts, des demandes de subventions….et toujours des réponses négatives...

Mais après avoir travaillée 16 en tant qu’assistante de direction les papiers ne mon pas fait peur (j’ai juste perdu un peu de temps) et je ne baisse pas les bras et mon entourage (mon mari, mes enfants, mes amis) me soutient et me conforte dans la voie de ma nouvelle vie….

Un proverbe dit : Vit ta vie comme un rêve mais ne rêve pas de ta vie…. Et c’est bien ce que je compte faire.

J’ai quand même créé le Rucher des Oliviers. :

  • les démarches nécessaires (numéro NAPI en février 2015, inscription INSEE en septembre 2015),
  • la conception d'un site internet 
  • la première récolte de miel,
  • la vente de 120 kilos de miel en moins de 2 mois sur le marché du village…

 

Afin de participer à la sauvegarde de l'abeille noire et faire de ce merveilleux rêve ma vie, je souhaiterais agrandir mon rucher : passer de 10 à plus de 200 ruches (la ½ smi nécessaire pour avoir le statut d’apicultrice professionnelle) et devant la demande grandissante de mes clients pour le miel et les produits de la ruche, j’ai donc investi :

  • Un nouveau bac à désoperculer (500 euros)
  • une dizaine de ruches supplémentaires (environ 2500 euros),
  • des ruches vides (1000€) pour créer mes propres essaims au printemps….
  • De nouveaux emplacements pour les Ruches (Mison, La Colle, Montfort…)

     

     

    Mais il reste encore tant de chose à acheter ...

     

    Après avoir fait le tour de plusieurs organismes de financement et autres (banques, pole emploi, ADIE, VAE, France-Agrimer, DJA, MSA …) je n’ai eu que des retours négatifs et aucune aide… (Pas la bonne formation, pas assez de ruches,…je ne rentre pas dans les bonnes cases) mais je ne me démotive pas.

     


    De plus, pour montrer l’impacte écologique je souhaiterais pouvoir faire dans mon rucher « un rucher école », accueillir des écoles, des formateur et former de jeunes apiculteurs transmettre le savoir mais surtout la passion et permettre à la nouvelle génération la continuité de la protection des abeilles.

     

     

    Mon rêve d’abeilles c’est aussi ma vie celle que je veux avoir et vivre à 100 à l’heure…mais c’est aussi la votre…celle de notre avenir…celle de notre terre…c’est ce qu’on va laisser à nos enfants….

     

    L'abeille est indispensable à notre biodiversité et elle est en danger. Je ne vous ferez pas un dessin sur des choses que vous savez surement déjà …nous vivons dans le même monde...